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Biographie :
Fils d’intellectuels, Mikhaïl Afanasievitch Boulgakov naît à Kiev en 1891. Après le lycée où il commence ses études en 1901, il s’inscrit en 1909 à la faculté de médecine de Kiev. C’est durant ses études qu’il épouse, en 1913, sa première femme, Tatiana Lappa.
En 1916, son diplôme obtenu, il s’enrôle comme volontaire dans la Croix-Rouge avant d’être mobilisé au sein d’un hôpital civil de la province de Smolensk (voir Carnets d'un jeune médecin). C’est à cette époque devient, pendant quelques années, morphinomane suite aux injections de morphine rendues nécessaires afin de calmer une allergie au sérum antidiphtérique (voir son récit Morphine). Le conflit terminé, Boulgakov ouvre son cabinet médical à Kiev en 1918 avant de se voir incorporé au sein de l’Armée Blanche. Les scènes de la guerre civile n’auront de cesse de marquer son œuvre (La Garde blanche, Les Aventures extraordinaires du docteur N., La Nuit du 2 au 3).
En 1920, atteint du typhus, il ne peut fuir devant l’avancée des bolcheviks. Se décidant à abandonner la médecine pour se consacrer à l'écriture, il parvient à se faire engager comme directeur du « Lito », le département Littérature de la ville de Vladicaucase. Mais suite à un différent avec un journal local, Boulgakov le « blanc » est contraint de quitter ce poste. Il quitte alors Vladicaucase pour Moscou. Travaillant pour différents organes et journaux culturels, il parvient à faire publier plusieurs de ces textes. C’est l’époque de ses premiers succès littéraires. En 1925, il épouse sa seconde femme, Lioubov Evguenievna Bielozerskaïa.
S’il connaît alors le succès, Boulgakov doit composer de plus en plus avec la censure. La Garde Blanche sera ainsi partiellement interdite de publication. À partir de 1926, date à laquelle son appartement est perquisitionné, Boulgakov ne cesse d’être persécuté par le régime, Staline allant même à critiquer durement ses pièces La Fuite, Les Jours des Tourbine et L'Île pourpre. Ses œuvres sont alors retirées de la vente, ses pièces interdites.
En 1929, il écrit à Staline pour lui demander le droit de quitter l’URSS (projet qu’il abandonna notamment suite à sa rencontre avec celle qui allait devenir en 1932, sa troisième femme, Elena Sergueïevna Chilovskaïa) avant d’écrire, en 1930, au gouvernement de l’URSS afin qu’on lui fournisse un emploi en rapport avec le théâtre. Il est alors engagé au Théâtre d'art comme assistant-metteur en scène. Mais là encore Boulgakov ne parviendra pas à faire aboutir ses nombreux projets parmi lesquels figurent de nombreuses adaptations scéniques de ses propres textes mais aussi de Gogol (Les Âmes mortes), de Tolstoï (Guerre et Paix), de Cervantès, de Molières ou encore de Maupassant.
A la fin de 1939, l'état de santé de Boulgakov, depuis longtemps des plus médiocres, s'aggrave. Comme son père, l’écrivain décède le 10 mars 1940 suite à une néphro-angiosclérose.
Auteur de comédies, de contes fantastiques, de romans sur la guerre civile, Boulgakov ne verra ses œuvres publiées qu’à la mort de Staline. Le Maître et Marguerite, son œuvre majeure, sera quant à elle publiée en 1966. La première édition des oeuvres de Boulgakov, dans leur majeure partie, sinon dans leur totalité, paraît en cinq volumes à Moscou en 1989-1990, pendant la Perestroïka.
Ressources :
Interview
Documents et textes
Liens Internet
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Bibliographie :
Oeuvres présentées :
La Garde blanche
Le Roman théâtral
Le Maître et Marguerite
Endiablade
Les Œufs fatidiques
Cœur de chien
Morphine
Récits d'un jeune médecin
La commune ouvrière Elpite n°13
Les aventures de Tchitchikov
Autres oeuvres :
Le Roman de monsieur de Molière
Notes sur des manchettes
La Bohème
La gorge en acier
La Serviette au coq
Baptême de la version
La Tourmente de neige
Ténèbres sur le pays d'Égypte
L'Éruption étoilée
L'Œil volatilisé
Les Jours des Tourbine
L'Appartement de Zoïka
L'Île pourpre
La Fuite
Adam et Eva
Béatitude
Alexandre Pouchkine
La Cabale des dévots
Ivan Vassilievitch
Batoum
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