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Biographie :
Issu d’une famille de propriétaires terriens nobles mais appauvrie, Ivan Bounine naît à Voronej en 1870. Préférant la demeure familial et son abondante nature aux bancs de l’école où il n’étudia que durant 5 années (1881-1886), le jeune Bounine se voit conseiller par son frère la lecture des classiques afin d’enrichir le travail d’écriture auquel se livre déjà le jeune écrivain. En 1887 paraît son premier poème avant de publier, 4 ans plus tard, sa première nouvelle, genre qui le fera connaître auprès du grand public. En parallèle, Bounine travaille sur de nombreuses traductions d’auteurs occidentaux (Byron, Musset,…) et voyages beaucoup (Ceylan, Palestine, Égypte, Turquie).
Bien accueilli par la critique, son premier recueil de poèmes (La chute des feuilles, 1901) lui vaut de se voir attribuer le prix Pouchkine de l'Académie russe ; prix qu’il recevra encore a deux reprises avant d’être élu, en 1909, au sein de cette prestigieuse institution.
En 1909, la parution de son premier roman, Le village fit scandale tant la description sans fard de la vie de moujiks violents, brutaux et stupides allait à l’encontre des descriptions idéalisées jusqu’alors dressées par la littérature russe.
Fuyant la révolution qu’il condamne (Jours maudits, 1925), opposé aux bolcheviks, Bounine quitte la Russie et gagne la France où il s’installe à Grasse en 1923. Commence alors une longue période d’exile marquée par un profond sentiment de solitude et de nostalgie pour sa patrie ; sentiment qui lui inspirera son roman en partie autobiographique La vie d'Arseniev. C’est sans doute à ces merveilleuses pages sur les campagnes de la vielle Russie que Bounine se doit d’être le premier écrivain russe à recevoir en 1933 le prix Nobel de littérature.
Il meurt 20 ans plus tard, en 1953, d'une crise cardiaque.
Célèbre pour ses recueils de poèmes, ses nouvelles et ses romans, Ivan Bounine fait partie des figures emblématiques de l'émigration et ses œuvres sont devenues aujourd’hui des classiques de la littérature russe. Bounine s’inscrit dans la lignée des auteurs classiques du XIXième siècle dont il partage le talent, le style et l’humanisme. Ainsi, tel Tourgueniev, sa langue précise, mélodieuse, et son sens de l’observation viennent mettre en lumière cette vie des campagnes qu’il chérissait tant. Mais, si comme ses prédécesseurs, il apparaît comme un réaliste très fin (voir son roman Soukhodol (1911), dépeignant la vie des paysans et de la noblesse provinciale), sa plume fut sans complaisance. Ainsi, son roman Le village lui valut d’être un temps membre du groupe néoréalistes Znanie de Gorki.
Ressources :
Interview
Documents et textes
Liens Internet
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Bibliographie :
Oeuvres présentées :
L'amour de Mitia
Autres oeuvres :
La chute des feuilles
A la source des jours
Jean le sanglotant
La nuit
Le village
Lika
Le Monsieur de San Francisco
Les allées sombres
La vie d'Arseniev
Soukhodol
Les pommes d'Antonov
L’incendie
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