Bien que né à Kiev en 1891, Ehrenbourg passe sa jeunesse à Moscou. Arrêté en 1907 pour ses activités révolutionnaires (il participa aux mouvements révolutionnaires de 1905), il quitte à sa libération la Russie pour s’installer à Paris où il séjournera de 1908 à 1917. Il fréquente alors le milieu révolutionnaire russe ainsi que les cercles littéraires parisiens. C’est durant cet exil qu’il publia ses premiers vers et ses premiers articles.
Il regagne la Russie suite à la révolution de février, mais pour une courte période seulement. En effet, dès 1921, il regagne Paris comme correspondant de la presse soviétique. A compter de cette période, Ehrenbourg va s’adonner tant à son travail d’écriture qu’à celui de journaliste. Il couvrira ainsi la Guerre civile espagnole, puis devient correspondant de guerre lors du second conflit mondial. En 1940, il regagne définitivement la Russie suite à l’invasion de la France. Il suit alors l’Armée Rouge et devient le journaliste soviétique le plus lu de toute la guerre. Après la victoire, il consacrera une part importante de son activité au Mouvement de la Paix.
Bien que participant par sa plume à la propagande communiste, Ehrenbourg parvint à garder une relative indépendance face aux pouvoirs. Son roman Le Dégel marqua par son titre la fin de l’ère stalinienne.
En 1944, Ehrenbourg est fait chevalier de la Légion d'honneur.
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