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Biographie :
Sergueï Essenine naît le 21 septembre 1885 à Konstantinovo (gouvernement de Riazan) où il est élevé par ses grands-parents. A l’âge de 14 ans, il intègre l'école religieuse de Spas-Kliopiki. Ses premiers vers connus remontent à cette période. Sa scolarité achevée, il rejoint son père à Moscou en 1912 où celui-ci travaille comme garçon boucher. Tout en occupant divers métiers dans l’imprimerie (correcteur d’édition notamment), il s’inscrit en auditeur libre à l'université populaire Chaniavski en 1913 et y suit des cours d'histoire et de littérature.
Se consacrant de plus en plus à son travail d’écriture, il décide, en 1915, de s’installer à Petrograd, haut lieu de la vie culturelle russe. Ses descriptions de la nature et de la vie rustique des paysans empruntes d’une douce mélancolie lui valent d’être introduit dans les milieux littéraires où il se lie notamment d'amitié avec Nikolaï Kliouïev dont la théorie sur le rôle et la valeur de la vie paysanne va considérablement influencer le jeune poète. C’est à cette même période qu’il commence à fréquenter les milieux révolutionnaires. Son premier recueil (Radounitsa) paraît en 1916. L’année suivante, il est mobilisé dans les services sanitaires. Il déserte en 1917 suite à la Révolution qu’il soutient de sa plume. Ses poèmes d’alors (Transfiguration et Inonia) expriment pleinement son rêve mystique et révolutionnaire d'une autre Russie. Ses nombreux voyages en Russie durant lesquels il ne peut que constater la misère du peuple, le font néanmoins rapidement déchanter. Ainsi, dès 1919,
ses poèmes deviennent plus pessimistes (Les juments-épaves).
Mais ce pessimisme est sans doute aussi l’expression du mal-être d’Essenine dont la santé mentale et physique décline, dépression et alcoolisme rythmant de plus en plus son quotidien. Sa vie sociale intense sera ainsi souvent marquée par des scandales et des rixes liés à ses beuveries.
Ses nombreux voyages en Europe et aux Etats-Unis qu’il entreprend de réaliser entre 1923 et 1924 avec sa nouvelle femme, Isadora Duncan, une danseuse américaine épousée en 1922 (il s’était déjà précédemment marié avec Zinaïda Raïkh), ne lui permettent pas de recouvrer la santé et l’inspiration. Sujet à la dépression, il est même admis en hôpital psychiatrique lors de son séjour à Paris. Ecœuré de tout et très déprimé (cf. ses derniers succès qui firent scandales : Confession d’un voyou et Moscou des cabarets où il évoque sa vie dissolue), souffrant d’hallucinations et miné par l’alcool, il se suicide en 1925. Version officielle d’une mort que certains imputeront aux services de l’Etat…
Considéré comme l’un des poètes les plus brillants d’avant la révolution par sa poésie contemplative, Essenine est le prophète d’un paradis rural. Poète paysan, il était ainsi convaincu que les paysans étaient appelés à jouer un rôle essentiel dans la société à venir. Et c’est pour en préserver le mode de vie qu’il s’opposa fortement à l’industrialisation, la mécanisation, la modernisation.
De mélancolique et sentimentale, sa poésie évolua sans cesse vers un style plus cru, mélange d’érotisme, de relents suicidaires, d’alcool, de religion et de débauche.
En 1918, Essenine fonda l'école des imagistes avec les poètes Anatoli Mariengof, Vadim Cherchénévitch, mouvement qu’il porta par sa notoriété et qu’il condamna à l’anonymat lorsqu’il le quitta.
Ressources :
Interview
Documents et textes
Liens Internet
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Bibliographie :
Oeuvres présentées :
Autres oeuvres :
Radounitsa
Golouben
Inonia
Les Clés de Marie
Treriadnitsa
Triptyque
Tranfiguration
Confession d'un voyou
Pougatchev
Moscou des cabarets
L'homme noir
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