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Biographie :
Fils d’un père russe et d’une mère allemande, Afanassi Fet, pour être né avant le mariage de ses parents, fut contraint de porter, jusqu’à un âge avancé, le nom de sa mère (Fet, en lieu et place de celui de son père, Chenchine).
Après avoir été élevé au sein d’une pension allemande des Pays Baltes, il regagne la Russie pour y suivre ses études de lettres à l’Université de Moscou.
Bien que connaissant le succès dès la parution de ses premiers vers en 1842, Fet fera le choix de la vie de garnison : il délaissera ainsi, jusqu’en 1853, date à laquelle il quitte son régiment de cuirassiers, le travail d’écriture. Porté par l’intérêt renouvelé du public pour la forme poétique, il publie de nouveau avant de se retirer, au début des années 60, sur ses terres où il mènera une vie de hobereau âpre au gain. Cette retraite au cours de laquelle il ne redigea que quelques violents pamphlets à l’encontre des universités et des révolutionnaires, lui vaudra l’oubli de ses contemporains emportés par le mouvement réaliste et engagé. Ils ne redécouvrirons cet auteur qu’avec l’essor du mouvement littéraire de l’art pour l’art.
Peu abondante et d’une tonalité joyeuse, optimiste, l’œuvre de Fet est façonnée par les impressions toutes personnelle et intimes ressenties par son auteur face à la contemplation de la nature et de l’amour.
Moins tourmenté et pessimiste que Tioutchev, ses vers, pleins de finesse et de délicatesse à la douce musicalité, excellent pour communiquer les émotions du cœurs, ces sentiments vagues et fuyants. Fet compara sa poésie au « langage muet que parle les feuilles ». Il est considéré comme étant l’un des précurseurs, voire même comme étant le premier symboliste.
Ressources :
Interview
Documents et textes
Liens Internet
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Bibliographie :
Oeuvres présentées :
Autres oeuvres :
Feux du soir
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