littérature russe
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Gorki Maxime
GORKI
Maxime
(1868-1936)

Biographie :

De son vrai nom, Alexeï Maximovitch Pechkov. Elevé, à la mort de son père, par ses grands-parents, il connaîtra une enfance difficile au rythme de la ruine progressive de son grand-père (cf. Eenfance). A 11 ans, forcé par son grand-père à gagner sa vie, il quittera le foyer.

Cette période de vagabondage où il exercera mille métiers hormis celui d’ouvrier (aide cordonnier, aide cuisinier sur un vapeur, cheminot,...), sera le fondement même de son œuvre littéraire et l'amènera à choisir Gorki, amer en russe, pour pseudonyme. A quinze ans, il tente de s’inscrire à l’université, ce qui lui sera alors refusé. Il se met alors à fréquenter les cercles d’étudiants révolutionnaires sans pour autant y être admis. Ces refus expliquent peut être pourquoi Gorki tenta de se suicider et pourquoi il décida peu après de tout quitter pour parcourir la Russie.

Incité par des révolutionnaires à consigner son éxpérience, il connaît, en 1898, le succès avec son recueil de nouvelles Tableau et nouvelles. Par ces récits empathiques sur la vie laborieuse, Gorki initia un genre littéraire qui l'établit comme le porte-parole des classes populaires. Rapidement, Gorki devient l'une des figures littéraires incontournables et ses nombreux succès lui valent d'être fait membre d'honneur à l'Académie Impériale (1902), décision qui sera annulée par Nicolas II qui, trois années plus tard, le fait arréter. Libéré, Gorki préfère alors l'exile à une trop étroite surveillance.

Car depuis 1905, date de sa rencontre avec Lénine et de son adhésion au parti bolchevique, Gorki participait activement à la vie du parti lui faisant notamment don de la majorité des ses revenus. De retour en Russie en 1913 (suite à l'amnistie en faveur des révolutionnaires par Nicolas II), Gorki après avoir applaudi la révolution, marqua très vite son opposition au nouveau pouvoir, traitant les bolchéviques de « fanatiques aveugles, d'aventuriers sans scrupule.» Sa maison d'édition Znanie - savoir en russe - qu'il a créée en 1902 et qui publiera notamment les écrits des néo-réalistes, étant interdite de parution, il se consacre alors à la défense d'écrivains en détention. Acceptant finalement de collaborer avec le nouveau pouvoir, notamment sur le volet culturel (création des Editions d’Etat), ses positions bien souvent critiques l’amènent à s’exiler jusqu’en 1928. En 1934, Gorki est élu président de l’union des écrivains. Il sera par ailleurs décoré de l'Ordre de Lénine et fut même élu membre du comité central du PCUS et de l'Académie des Sciences (ses rapports resteront néanmoins tendus aves le pouvoir). Il meurt en 1936 des suites d’une pneumonie.

S’il est connu en France pour ses nouvelles, son autobiographie en 3 volumes (Enfance, En gagnant mon pain, Mes universités) et pour sa pièce traitant des déshérités sociaux Les bas fonds (1902), il est pour les Soviétiques l’écrivain prolétarien par excellence et le modèle de la littérature soviétique fondateur du mouvement connu sous le nom de réalisme socialiste. Chef de file de la culture soviétique, Gorki souhaitait en faire le véritable levier de la révolution.
Mais le paradoxe demeure : si Gorki adhéra au mouvement révolutionnaire, certes, par conviction et non pas par reniement, ses écrits n’ont que très peu évoqué le monde ouvrier. Seul son roman La mère est un récit de combat mettant en scène des ouvriers. Ses autres textes feront se débattre des marginaux, des vagabonds et autres bourgeois dévoyés : on est loin des héros prolétaires, des types positifs que Gorki souhaite pourtant dépeindre – en opposition à la résignation des auteurs de la fin du XIXème siècle – pour « que la littérature actuelle embellisse un peu la vie. » Là où Tolstoï et Dostoïevski appellent à la résignation face à l’oppression, Gorki veut évoquer « la vie créatrice, les leçons de courage, les paroles fortes qui donnent des ailes à l’âme » : c'est notamment à ses récits forts, optimistes, mettant en scène des parias volontaires, parfois brutaux, guidés qu'ils sont par leurs instincts violents, et refusant de céder à la résignation qu'il doit son succès. S

Plusieurs fois exilé, Gorki reviendra toujours dans son pays, lui qui se sentait dans son exil telle « une dent arrachée à la mâchoire. »

Ressources :

Interview


Documents et textes


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Bibliographie :

Oeuvres présentées :

Enfance

Autres oeuvres :

Matvéi Kojemiakine
Souvenirs de ma vie littéraire
Souvenirs sur Tolstoï
Thomas Gordéev
Varenka Olessova
Vie de Klim Samguine
Le ménage Orlov
Les trois
Les bas-fonds
La mère
En gagnant mon pain
Les Artamonov
Les vagabonds