Biographie :
Né à Moscou le 6 juin 1799, Alexandre Serguéïvitch Pouchkine est issu, de par son père, de l’une des plus anciennes familles de la noblesse russe, et est apparenté, du côté de sa mère, à Ibrahim Hannibal, cet esclave noir que Pierre le Grand avait acheté et dont il avait fait son conseiller.
Le jeune Pouchkine, par l’entremise de sa nourrice, s’imprègne très tôt de la culture populaire dont il nourrira son œuvre. A l’âge de 11 ans, il rentre au lycée impérial. Elève bavard, sensible et dissipé, Pouchkine se passionne alors plus pour la rédaction de ses premiers vers que pour l’étude. Conséquence directe de ce manque d’assiduité, il obtient en 1817, une fois ses études achevées, un poste subalterne au ministère des affaires étrangères. Dès lors, installé à St-Petersbourg, Pouchkine va connaître 3 années d’une vie mondaine et dissolue, partageant son temps entre cercles littéraires, sociétés secrètes proches des décembristes, femmes et tripots. C’est à cette époque qu’il rédige Rouslan et Lioudmila, poème héroï-comique qui témoigne déjà alors de la maîtrise de son auteur.
Mais Pouchkine s’adonne surtout à la rédaction s de vers subversifs qui lui valent une mesure d’éloignement. Il est alors muté (1820) en Crimée (qui inspirera nombre de ses écrits comme Le prisonnier du Caucase. C’est en Crimée qu’il commence aussi à travailler sur Eugène Onéguine) avant d’être assigné, en 1824, à résidence. Pouchkine regagne alors sa demeure familiale de Pskov où il rédigera notamment Boris Godounov.
A la suite de la mort d’Alexandre Ier, Pouchkine sollicite le nouveau Tsar afin d’être autorisé à regagner la capitale. Si Nicolas Ier accepte, il informe aussi le poète qu’il sera son premier lecteur… Censure et surveillance se font alors de plus en plus oppressantes.
En 1830, Pouchkine se marie. Rêvant d’une vie simple et paisible à Tsarkoïé-Selo où ils se sont installés, le jeune couple est happé par la vie mondaine de la cour où Pouchkine est nommé historiographe. Mais le succès de sa jeune épouse au sein de la cour lui vaut de nombreux quolibets. Et c’est pour faire taire les rumeurs qu’il provoque en duel Georges d’Anthès, un émigré français qui courtisait son épouse ; duel durant lequel il trouve la mort.
Classer Pouchkine dans les poète est forcement réducteur, tant cet auteur toucha avec génie à tous les genres, passant de la farce à la tragédie, du romantisme au réalisme. Mais la prose fut pour lui secondaire. Vers la fin de sa jeune existence, alors que la prose remplaçait les vers dans ses écrits (La dame de pique, La fille du capitaine,…), il dira : « la poésie à tari ses sources pour moi, me voici enfoncer tout entier dans la prose. » Pouchkine incarne encore aujourd’hui la grâce, la perfection artistique poussée jusqu’au génie ; génie qui compense largement le manque de profondeur de ses écrits. La limpidité des vers, la justesse de son expression le font considérer par beaucoup comme le meilleur poète de la littérature russe, voire comme le premier véritable auteur de la littérature russe.
Ressources :
Interview
Documents et textes
Le meurtre, thème fondamental dans le théâtre de Pouchkine :
les exemples de Boris Godounov et de Mozart et Salieri
Marie-Hélène LECLERC - Université Laval
Entre la Russie et l'Afrique : Pouchkine, symbole de l'âme russe
Dieudonné GNAMMANKOU
Liens Internet
Fondation Internationale Pouchkine : www.pouchkine.org
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Bibliographie :
Oeuvres présentées :
Autres oeuvres :
Ode à la Liberté
Rouslan et Lioudmila
Le Prisonnier du Caucase
Eugène Onéguine
Poltava
Conte du tsar Saltane
Le Cavalier de bronze
Boris Godounov
Le Nègre de Pierre le Grand
Doubrovski
La Dame de pique
La Fille du capitaine
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