Mikhaïl Zochtchenko est né à Poltava en 1895 au sein d’une famille appartenant à la petite noblesse russe. Alors qu’il entreprend des études de droits, il s’enrôle dans l’armée lors de la première Guerre Mondiale. Après avoir été gazé, il est démobilisé. Il se livre alors à différentes activités et devient libraire, douanier, cordonnier,… autant d’expériences qui viendront nourrir ses récits. Car Zochtchenko écrit et dès 1921 ses premières nouvelles qu’il publie sont saluées par la critique. Il devient alors l’un des auteurs les plus populaires. La même année, il entre au groupe des « Frères Sérapion ». D'année en année, il s'affirme comme un maître humoriste, suivi par un vaste public. Apprécié par les classes populaires qui s’approprient son phrasé inimitable, Zochtchenko, bien que toujours publié, vois son œuvre de plus en plus critiqué avec l’avènement du réalisme socialisme. En 1946, il est exclu de l’Union des écrivains et interdit de publication.
C’est un homme épuisé, traqué, à moitié fou qui meurt en 1958.
Mikhaïl Zochtchenko est l'auteur qui popularisa dans ses nouvelles très brèves le skaz.
Réputées intraduisibles ou trop russes pour être transposables en français, ses nouvelles font apparaître le langage populaire, pour la première fois dans la littérature russe. C’est la langue de l’homo sovieticus, foisonnant de mots savants ou étrangers détournés de leur sens, truffée de termes administratifs ronflants sortis de leur contexte.
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