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Enfance
GORKI Maxime
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La note des lecteurs :
(2 avis)
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En bref
Genre : roman autobiographique
Epoque évoquée : fin XIXème siècle
Présentation : (Ed. Gallimard / 1976)
L’apprentissage de la misère, du fouet et de l’amitié au travers le récit autobiographique de l’enfance de Gorki, enfant abandonné par sa mère et élevé par ses grands-parents, au sein de la Russie des petites gens, ce «cercle étroit, étouffant où vivait et vit encore aujourd’hui le peuple russe.»
L'avis des lecteurs : « C'est un livre merveilleux, que je conseille vivement aux gens qui cherchent à enter dans le quotidien des pauvres russe de la pré-révolution. » Note : 3/5.
« Pour moi, il s'agit sans doute du meilleur roman de Maxime Gorki. Le tableau peint est brossé avec finesse. La visée idéologique est discrète au profit d'une écriture magistrale. » Note : 5/5.
Le résumé
A la mort de son père, le jeune Alexis se voit contraint de rejoindre Nijni-Novgorod où il sera laissé à ses grands parents maternels, sa mère préférant fuir ce foyer où elle n’est plus la bien venue suite à son mariage avec Maxime Pechkov, artisan, alors que son père souhaitait la voir épouser un noble. Placé au sein de cette famille de teinturiers, sa vie ressemblera alors à « une chanson triste où il était question de maladies, d’incendies, de coups et de morts subites, d’adroites filouteries. » Les coups donnés par le grand père en raison des multiples bêtises ; la morts inutile de l’apprenti Tsyganok, écrasé par la croix qu’il devait porter sur la tombe de la femme battue à mort par son mari, l’oncle Iakov ; la tromperie du charretier Piotr (qu’on retrouvera mort, la gorge tranchée) qui s’averra être un pilleur d’Eglises ; la maladie, comme celle de l’aide Grigori, qui finira aveugle et abandonné de tous après avoir servi toute sa vie le grand-père. Et puis l’incendie des bâtiments de la teinturerie sans doute commis par l’oncle Mikhaïl s’opposant au partage injuste de l’héritage mettra fin à cette vie où « dans la monotonie du quotidien, le malheur lui même est une fête et l’incendie un divertissement. »
L’atelier brûlé, les grands-parents s’installent alors en ville où ils vivront des loyers versés par leurs différents locataires. Au contact de ces derniers, le jeune Alexis aura alors l’impression « d’avoir été dans mon enfance comme une ruche où des gens divers, simples et obscurs, apportaient, telles des abeilles, le miel de leur expérience et de leurs idées sur la vie. Souvent ce miel était impur et amer. »
Souvent livré à lui-même, le jeune Alexis est ballotté entre les bagarres "défouloirs" de rue, d’innombrables espiègleries, des amitiés sincères au contact des locataires, la foi douce et réconfortante de sa grand-mère au Dieu bon et protecteur et le fouet et la foi du grand-père au Dieu réprobateur.
Le retour de sa mère et le mariage de cette dernière viendront mettre un terme à cette vie : obligés de vendre tout leurs biens pour payer la dote de leur fille (dote que leur gendre perdra aussitôt au jeu), les grands parents d’Alexis finiront leur vie ruinés, au fond d’un réduit minable. Ballotté entre le foyer d’une mère humiliée par un mari volage, le réduit de ses grands-parents et une école où il ne parvient pas à s’intégrer, Alexis se voit contraint, lors du décès de sa mère malade, d’aller « gagner son pain. »
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