Genre : roman biographique
Epoque évoquée : années 1940-60
Présentation :
(Ed. Christian Bourgois Editeur / 2009)
C’est un roman d’apprentissage pas comme les autres que nous offre la russe Ludmila Petrouchevskaïa qui nous confie ici sa vie de petite fille. Celle d’un petit être rebelle ballotté par la guerre et la vie soviétique au temps de Staline, au cœur ou en marge d’une saga familiale.
À travers le prisme de l’histoire de sa famille, Ludmila Petrouchevskaïa dresse un portrait fascinant de l’ère de la Russie communiste.
L'avis des lecteurs :
« L’auteur se défend dans sa préface de dépeindre la misère de l’univers soviétique et souhaite peindre la misère, le bonheur, le quotidien universel… Il n’en reste pas moins que l’universel, ce n’est pas les camps des pionniers, les chantiers obligatoires des komsomol, la vie des ennemis du peuple, les appartements communautaires,... La solitude, les peines et les rares joies le sont peut-être… » Note : 2/5.
L'avis des lecteurs :
« Une petite saveur de Makine dans ce récit d’adolescence. On se perd un peu dans les lignées familiales et les générations… » Note : 3/5.
Le résumé
Née juste avant guerre dans une famille décimée par les foudres du régime des années 30, Nina passe ses premières années à l’hôtel Métropole transformé en vaste appartement communautaire pour l’intelligentsia moscovite où logèrent sa grand-mère, dont le poète Vladimir Maïakovski était amoureux, sa grand-tante, amante du chef d’état Mikhail Kalinine et son grand-père, un linguiste reconnu.
La guerre oblige toute cette famille à s’installer dans la morne ville de Kouïbychev. Vus comme des ennemis du peuple, ils connaissent alors une vie d’extrême dénuement. Livrée a elle même, non scolarisée, la jeune Nina – alors fillette de moins de 10 ans – fugue, hère dans les rues, mendie et récite Le portrait de Gogol pour gagner sa vie et se bat pour gagner sa place dans la petite sociétés des cours d’immeuble…
En 47, sa mère qui l’avait abandonné pour reprendre des études à Moscou, vient la rechercher. Mais comment s’adapter à cette nouvelle vie au Métropole, privée de liberté ? Elle est alors expédiée à un camp de pionnier où cet enfant sauvage sera l’objet des brimades de la petite communauté.
De retour du camp, elle se réfugie avec sa mère chez son grand-père, dormant sur la table… Mais rapidement, elle sera envoyée, pour être scolarisée, âgée de douze ans, dans une « maison de repos pour enfants déficients » où l’attend l’éveil de l’amour en la personne de ce diable de Tolik. Et la voici enfin, étudiante, partant, pour fuir sa mère et son nouvel amour, pour un chantier communiste dans les steppes du Kazakhstan. Nouvelle expérience douloureuse où elle vivra isolée de ses jeunes intellectuels, malade, et approchée par une fille qui n’aura de cesse de lui demander de l’aimer… Un an plus tard, Nina a réussi à se caser. Elle travaille. Elle va se marier.