littérature russe
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Le général et son armée
VLADIMOV Guéorgui
La note des lecteurs :

(2 avis)
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En bref

Genre : roman

Epoque évoquée :

Présentation :
(Ed. de l'Aube / 2008)
« Une jeep émerge à travers un rideau de pluie, avec ses pneus qui chuintent sur l’asphalte défoncé. C’est la “reine des routes”, le char de notre triomphe. Rageuse, elle fonce sous le ciel de la Russie en guerre. Dans un tintamarre qui annonce l’orage ou répercute la canonnade, la bête s’échine à avaler l’espace qui la sépare d’un but dont elle ignore tout. »

Cette jeep qui file vers Moscou fin 1943 est celle de Kobrissov, brillant général, patriote sans faille mais -opposé au système soviétique symbolisé par son chef suprême, Staline, le « boucher géorgien ».

Complexité des intrigues, espionnage, mise en scène, histoire dans l’Histoire, rythme haletant : tout concourt à faire du récit de cette tragédie russe du XXe siècle un très grand roman !

L'avis des lecteurs :
"Sans doute l'un des romans les plus riches que j'ai été amené à lire. Vif et haletant. Un vrai plaisir." Note : 4/5.

"Le récit est plus un support à une reflexion sur la soumission à l'autorité aux hommes de l'ombre, au pouvoir soviétique. Lecture plaisante." Note : 3/5.


Le résumé

Rappelé au QG, le général Kobrissov quitte le front pour gagner Moscou. Il est accompagné par son aide de camps, son ordonnance et son chauffeur, fidèles compagnons de combat… Fidèles ? Allez savoir… ces 3 hommes n’ont-ils pas été approchés par Svétlookov du smerch afin de surveiller les faits et gestes de leur chef ? Seul son ordonnance s’est opposé à cette demande se refusant à trahir « son » général. Les deux hommes s’étaient rencontrés au hasard d’un soir alors que le général se cherchait un homme pour l’escorté ; homme qui allait le sortir de l’embuscade dans laquelle ils étaient alors tombés.

Mais pourquoi vouloir surveiller ce général ? Pour son attitude atypique ? Car Kobrissov préfère ménager ses hommes et les accompagner au feu. Pour son refus de perdre des hommes dans le prise de la bourgade de Myriatine tenue par des transfuges qui vendrait inutilement chèrement leur peau (Vlassov n’a t-il pas trahi lui aussi) ? Par crainte de sa réussite ? Car avant d’être rappelé par Moscou, son armée ne venait-elle pas de percer le front pour prendre Predslav (Kiev) alors que le reste de l’armée tenue par de bons ukrainien (a qui le pouvoir voulait voir attribuer la victoire symbolique de la prise de Kiev) s’enlisait dans une trouée vouée à l’échec ? Ou par crainte de cette homme qui juste avant le conflit s’était vu arrêté par les services de sécurité et emprisonné pendant 40 jours avant de se voir confier, avec le début de la guerre, une armée encerclée qu’il réussit à ramener à Moscou. ...

C’est perdu dans ses réflexions que le Général atteint les hauteurs de Moscou. Apprenant par la radio qu’il vient de monter en grade et de devenir Héros de l’Union soviétique pour sa participation à la percé sur le front, il décide de regagner le front pour reprendre sa percée. Une fois arrivée sur place il est volontairement bombardé par sa propre artillerie… Blessé, il fut affecté à la tête d’une nouvelle armée, mais pas « son armée », et finit la guerre sans zèle ni éclat avant de se voir nommé à la direction de l’école des blindés et de deceder 15 ans plus tard.