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Le joueur
DOSTOIEVSKI Fédor
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La note des lecteurs :
(2 avis)
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En bref
Genre : roman
Epoque évoquée : seconde moitié du XIXème siècle
Présentation : (Ed. Livre de Poche / 1972)
A Roulettenbourg, petite ville d’eaux allemande, les fortunes et les dettes se font et se défont autour de la roulette du casino. Pour certain, comme Alexeï alors précepteur auprès des enfants d’un général russe ruiné à la retraite, le jeu est le moyen de s’acheter un devenir, une histoire, pour d’autre, comme Pauline, c’est le moyen de fuir un prétendant trop pressant. C’est aussi là que des héritages tant convoités se perdent… Hypothèques... Héritages... Intrigues... Corruption morale sur fond de bonnes manières. Les jeux sont faits…
Remarque : ce roman, écrit à la première personne sous la forme d’un journal intime, est en partie autobiographique. En effet, l’enfer du jeu est très bien connu de Dostoïevski, lui qui se ruina à plusieurs reprises au casino.
Mais ce roman est aussi l’occasion de dépeindre la vie oisive et passive de la noblesse russe à l’étranger reniant trop aisément leur origine au profit de valeurs occidentales que Dostoïevski attaque frontalement à travers une charge xénophobe contre « ces petits Français » et les « Vater allemands »…
L'avis des lecteurs : « Ecrit dans l'urgence et fondé sur son expérience récente, le joueur est le roman de Dostoievski qui m'a le moins passionné. » Note : 2/5.
« Ce n'est ni le plus grand roman ni le meilleur écrit par Dostoievski. Mais l'un de ses intérêts réside dans la description faite de la noblesse lors de ces fameux séjours dans ces villes d'eaux. » Note : 3/5.
Le résumé
Le jeune Alexeï, 25 ans, précepteur auprès des enfants d’un général russe à la retraite, regagne la petit ville d’eaux allemande de Roulettenbourg où séjourne actuellement le général et sa famille. Il y retrouve notamment la belle fille du général, Pauline, dont-il est amoureux, acceptant la place que celle-ci lui accorde : celle d’un confident-esclave, à qui l’on dit tout, sauf l’essentiel.
Ruiné, amoureux fou de Melle Blanche, une « cocotte » parisienne, et sous la coupe de Des Grieux, chevalier d’industrie français détenant des hypothèques sur la totalité des biens du général, celui-ci n’a qu’une attente : le décès de sa mère que l’on annonce pour bientôt. Avec l’héritage escompté, le général espère alors pouvoir épouser Melle Blanche désireuse par là même d’intégrer le « beau monde » et rembourser Des Grieux qui pourra alors lui-même épouser Pauline qui lui est liée par une dette. Afin de se défaire de celui-ci, cette dernière demande à Alexeï d’aller jouer à la roulette l’argent provenant de la vente de ses bijoux. Mais l’argent sera perdu sur les tapis de jeu.
En lieu et place du télégramme devant annoncer le décès de la grand-mère, c’est elle-même qui arrive à Roulettenbourg. Et, en dépit des diverses tentatives de général et de sa suite pour la dissuader de jouer au casino, "la vieille", se prenant au jeu, dilapidera une partie de l’héritage tant escompté.
C’est alors que notre narrateur se propose de venir en aide à Pauline : convaincu depuis toujours qu’il gagnera à la roulette, seule issue à une vie dont il ne se perçoit que comme simple spectateur, il mise ses dernières économies en une soirée. Amassant alors une véritable fortune, il se voit néanmoins rejeté par Pauline qui se refuse a être achetée, à vendre sa considération. Ne sachant que faire, Alexeï se joint alors à Melle Blanche qui lui propose de venir vivre à Paris en échange de 50 000 francs…
Après avoir rapidement dilapidé sa nouvelle fortune, Alexeï connaîtra alors une vie d’errance qui l’amènera à être laquais et même à faire de la prison pour une dette de jeu non honorée. Seul objectif alors : se priver de tout, de manger à sa faim et de boire à sa soif, afin de mettre de coté de quoi jouer, de quoi se refaire, de quoi renaître… pour mieux s’éteindre à nouveau. Il n’apprendra qu’un an plus tard que Pauline l’aimait alors.
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