littérature russe
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Les possédés
DOSTOIEVSKI Fédor
La note des lecteurs :

(2 avis)
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En bref

Genre : roman

Epoque évoquée : années 1870

Présentation :
(Ed. Livre de poche / 1977)
Une petite ville de province se voit confrontée au retour de Nicolas Stavroguine, homme fascinant à la beauté glacée, personnage vide, sans but, ayant rejeté Dieu au profit de la liberté et de l’inévitable chaos qui l’accompagne ; chaos attisé par Piotr Stepanovitch Verkhovenski souhaitant développé l’action révolutionnaire…
Le projet initial de Dostoïevski était d’écrire un roman sur la dégradation de la société russe, d’écrire une œuvre tendancieuse devant dénoncer les agissements des nihilistes. Mais à cette lutte entre le bien et le mal se substitua la tragédie de l’homme abandonné de Dieu, la liberté infinie engendrant un despotisme infini... Tous les personnages de Dostoïevski obéissent aux lois propres de l’idée qui s’incarne en eux. Tous ses personnages sont ainsi possédés.

L'avis des lecteurs :
« Une oeuvre majeure de Dostoievski. A lire absolument. » Note : 5/5.

« Une oeuvre foisonnante et empreinte de folie qui délaisse totalement le côté politique de l'histoire pour plonger abyssalement dans l'esprit de ses personnages. » Note : 5/5.


Le résumé

Faible d’action et toujours à la recherche de « la grande idée », Stepan Trofimovitch Verkhovenski, auréolé par son passé, quoique très bref et peu véhément, d’opposant au régime et « tenant à l’extrême à sa situation de persécuté et, pour ainsi dire, d’exilé » , est le patriarche d’un petit cercle de tranquilles libéraux d’une ville russe de province. Précepteur dans le passé, du fils de la Générale Varvara Petrovna, il s’est installé chez celle-ci depuis plus de 20 ans.
Cette vie paisible se voit soudainement secouée par le retour du fils de Varvara Petrovna, Nicolas Vsevolodovitch Stavroguine, qui, précédé par une réputation de bretteur, se conduit de manière insolente vis à vis de notables locaux. Folie ou conduite calculée ? Son départ pour l’étranger mais fin aux débats.
Quatre année plus tard, Nicolas Stavroguine retrouve toute cette petite société. Il est accompagné de Piotr Stepanovitch Verkhovenski, le fils de Stepan Trofimovitch. Tous les deux sont précédés d’une réputation chargées de mystères (acquise notamment en Suisse où ils ont fréquenté des personnages hauts placés) mais aussi de scandales, Nicolas Stavroguine ayant épousé en secret une pauvre infirme par simple défi alors que tout le destinait à épouser Elisabeth Nicolaevna. Sans compter les suspicions de relation avec Daria Pavlovna, une jeune fille recueillie par la Générale. C’est notamment pour masquer ce dernier déshonneur que Varvara Petrovna imposera à Stepan Trofimovitch d’épouser Daria ; mariage qui n’aura finalement pas lieu suite à la venue des deux jeunes hommes.
Tout en cherchant à courtiser Nicolas Stavroguine, qu’il verrait bien, par son charisme, prendre la tête de son mouvement révolutionnaire, Piotr Stepanovitch, cherche à développer l’action révolutionnaire en constituant un groupe de 5 hommes, première maille d’un filet censé recouvrir la Russie. Laboratoire révolutionnaire, la ville connaît alors incendies, insubordination (au bal donné par la femme du gouverneur), et meurtres (de la femme de Stavroguine, d’Elisabeth et de Chatov, ancien membre du mouvement révolutionnaire qui l’avait quitté en raison de ses convictions religieuses). Si les remords amèneront les révolutionnaires de province à se livrer aux forces de l’ordre, Piotr Stepanovitch préférera quitter la ville…
Quant à Nicolas Stavroguine, observateur cynique mi amusé mi désabusé, il finira par se pendre.
Stepan Trofimovitch, bouleversé par la venue de son fils, par la fausseté des idées révolutionnaires qui se répandent alors, mais surtout par la défection à son égard de la Générale Varvara Petrovna, en viendra finalement à quitter, tel un pèlerin, son statut de pique assiette avant de tomber malade, quelques verstes plus loin et de mourir.