Genre : nouvelle
Epoque évoquée : début des années 1920
Présentation :
(Ed. solin / 1990)
Les récits de Nazar Ilitch : cher Monsieur Ventrebleu est un recueil de 4 nouvelles narrant les mésaventures de Monsieur Ventrebleu au front et lors de sa démobilisation et de son retour raté au pays.
Réputées intraduisibles ou trop russes pour être transposables en français, ces nouvelles font apparaître le langage populaire, pour la première fois dans la littérature russe. C’est la langue de l’homo sovieticus, foisonnant de mots savants ou étrangers détournés de leur sens, truffée de termes administratifs ronflants sortis de leur contexte.
L’auteur privilégie la forme narrative du skaz.
L'avis des lecteurs :
« On goûte difficilement à l’art de l’auteur trop décalé aujourd’hui de son contexte d’alors. » Note : 1/5.
Le résumé
Dans Une histoire du Grand Monde Nazar Ilitch Ventrebleu, simple soldat sur le front de 1918, se voit confier par son chef, la mission de transmettre une lettre a son père, petit propriétaire, dans laquelle il lui donne ses recommandations pour la gestion des biens familiaux suite à la révolution. Arrivé sur place, le vieux lui demande de l’aider à enterrer ses biens dans une grange. Sur le chemin du retour, Nazar Ilitch est capturé par les milices rurales. Afin d’échapper à son exécution, il révèle à ses ravisseurs l’existence du trésors. Mais arrivé à la ferme, Nazar Ilitch ne peut que constater que la ferme a été rasée. A défaut de pouvoir retrouver le trésor, Nazar Ilitch trouve installé sur place le nouveau pouvoir des soviets qui lui colle un an pour dissimulation de biens publics…
Le second récit (Victoria Casimirovna) amène Nazar Ilitch alors sur le front de Pologne a aller dépouiller des soldats ennemis afin de se faire un petit capital nécessaire pour séduire une petite polonaise qui le menace de le quitter sans cela… ce qu’elle fera quand même !
Dans La diablette, Nazar Ilitch après être sorti de prison décide de regagner son village où il apprend que son épouse s’est remariée. Renonçant à ses biens, il retrouve un ancien compagnon de régiment qui accepte de le prendre comme journalier… Mais le père de ce dernier le chasse dès le lendemain, la chienne de Nazar Ilitch, cette incarnation du diable, venant de le mordre…
Dans Le coupe-gorges, pour avoir sauvé, suite à un rêve prémonitoire, la vie de l’homme chez qui il a trouvé refuge pour la nuit, Nazar Ilitch est finalement chassé par la populace qui lui reproche de troubler l’ordre…